Forum des métiers au Collège de Montauban-De-Bretagne

Ce mercredi 5 février je me suis rendu disponible pour participer au forum des métiers au collège « Évariste Gallois de Montauban-De-Bretagne » ( 35 ).
Organisé par le collège, ce forum permettait aux parents volontaires de rencontrer les élèves de 4 eme et 3 eme. Ils étaient répartis par groupe de 20 pour leur présenter leur métier.
Au préalable, les élèves choisissaient d’assister à l’atelier du métier qu’ils souhaitaient. Il y avait maximum 4 dans la matinée, par tranche de 25 minutes chacun.

Mon métier de photographe a attiré beaucoup de curieux ou d’élèves intéressés.

Après avoir déposé du matériel dans la salle de classe qui m’était attribuée, j’ai retraversé tout le forum. A travers une centaine d’élèves, j’ai traversé le forum et me suis rendu en salle de réunion. On m’a offert un café de bienvenue et j’ai écouté un petit discours de présentation par le principal de l’établissement, Monsieur Sansom. J’ai serré la main de quelques personnes que je connaissais, des voisins, des pères et mères d’élèves ou professeurs.  Je les croise souvent dans ma localité ou dans l’exercice de mon métier de photographe.

Entrée en classe

A 9h, je suis allé rejoindre. ma salle de classe, avec l’émotion d’un jeune professeur débutant. J’ai poussé la porte. Voyant une vingtaine d’élèves silencieusement assis devant leur professeurs, je l’ai rapidement refermé après m’être excusé à plusieurs reprises d’avoir interrompu un cours.
La porte s’est rouverte et on m’a invité à entrer. Je ne m’étais pas trompé de salle: mon auditoire était prêt à m’écouter.

Après un rapide appel pour pointer les élèves présents, le professeur est allé s’installer au fond de la classe et m’a laissé la parole.
Debout entre le bureau du prof et le tableau blanc j’ai pris ma respiration et me suis présenté.

Prise de parole.

Puis j’ai exposé mon entreprise, le contexte d’exercice de mon métier de photographe, les avantages, les inconvénients et le cursus scolaire nécessaire pour devenir photographe. J’ai aussi évoqué les qualités personnelles indispensables à cultiver ainsi que la nécessité de développer une âme d’artiste. Enfin, la plupart de ces jeunes gens n’ayant jamais eu un appareil photo entre les mains, ils n’ont pour la plupart  jamais non plus manipulé de logiciels informatiques photographiques. Je les ai encouragé à s’y mettre sans tarder, pratiquer la photographie sans compter, et prendre du plaisir à retoucher leurs photos pour appréhender les subtilités de logiciels spécialisés.

Puis la matinée s’est enchaînée très vite. Quatre groupes m’avaient été attribués. Par ailleurs je donnais la parole régulièrement aux élèves pour qu’ils posent leurs questions. Parfois ceux-ci m’interrompaient poliment pour me demander quelques précisions.

Mes impressions

Finalement j’ai constaté un vrai respect et un intérêt sincère la part des jeunes.
Néanmoins je pense qu’il est très compliqué à leur âge de commencer à réfléchir à leur souhaits en terme d’orientation professionnelle.  Mais aussi très difficile de prendre des décisions pour s’inscrire dans un cursus d’études spécialisées.

Quoi qu’il en soit, je leur souhaite à toutes et tous de s’épanouir pleinement dans le secteur d’activité. Egalement de trouver la voie qui convient parfaitement à leur personnalité. Enfin de développer sans modération une vraie personnalité d’artiste.

Par Frédéric Verrier Photographe

 

 

Dans le cadre d’un devoir à l’école, ma fille, 11 ans, a rédigé le conte reproduit ci-dessous:

 

« Félix et la fleur bleue »

Il était une fois, il y a longtemps de ça, un petit garçon prénommé Félix.
Félix était très mûr pour son âge, et cela depuis sa plus tendre enfance. Et pourtant, la vie n’avait pas été facile pour lui. Son père était mort lorsqu’il avait 5 ans. Depuis, sa mère, sa petite sœur Charlotte et lui croulaient sous les dettes. Sa mère changeait fréquemment de travail et ils avaient à peine de quoi manger. Félix passait ses journées à bricoler avec ce qu’il trouvait dans la rue. Puis il se rendait sur la place de l’église pour essayer de tirer quelques pièces de son dur travail. La plupart du temps, les gens fuyaient en voyant ce gamin sale et mal habillé. Mais Félix ne perdait pas espoir et continuait chaque jour d’essayer de trouver de quoi nourrir sa famille qu’il chérissait tant. Ce soir-là, en rentrant chez lui, la joie se lisait sur son visage ; il avait réussi à retirer 4 pièces de sa dernière construction. Pourtant, en poussant la porte de la vieille pièce qui leur servait de « maison », il sentit bien que quelque chose n’allait pas.

Une fois que ses yeux se furent habitués à l’obscurité (pas assez d’argent pour payer l’électricité), il aperçut sa mère allongée sur une vieille couverture, sa petite sœur à ses côtés. « Elle a de la fièvre !, lui indiqua celle-ci, et ceci depuis plusieurs jours maintenant ! Je m’inquiète vraiment. Peut-être faudrait-il prévenir un médecin ? » Félix s’approcha. En effet, le front de sa mère était brûlant, et celle-ci gémissait doucement. Félix se releva, déposa ses maigres pièces dans la boîte prévue à cet effet et réfléchit un instant. « On verra demain si elle se sent mieux, décida-t-il. Sinon, j’ai entendu parler d’un médicament qu’on trouve au pied de la montagne, de l’autre côté de la forêt. C’est une fleur bleue qui agit sur les fortes fièvres, comme celle-ci, et apparemment, elle fait des merveilles. » Sa petite sœur opina de la tête et courut chercher une nouvelle compresse d’eau fraîche à mettre sur le front
luisant de sa mère. Cette nuit-là, Félix dormit très mal. Il ne voulait pas perdre à nouveau un être à qui il devait la vie. Sa décision était prise : si sa mère n’allait pas mieux demain, il partirait à la recherche de cette fleur.

Le lendemain, sa mère n’allant pas mieux et la fièvre ayant redoublé de force, Félix commença à préparer son voyage. Il réunit leurs maigres économies et emprunta quelques pièces, puis rangea quelques affaires dans un sac en toile. Lorsqu’il estima que ses bagages étaient prêts, il recommanda à sa petite Charlotte de bien s’occuper de leur mère pendant son absence. Ils s’embrassèrent et Félix partit.

Il marcha de longues heures sous le soleil brûlant de l’été qui commençait à arriver. Le lendemain matin, après une nuit agitée et entrecoupée par les divers bruits inquiétants de la forêt dans laquelle il se trouvait, Félix fut réveillé par des craquements réguliers. Lorsqu’il ouvrit les yeux, il découvrit avec stupeur un loup, qui se tenait à quelques mètres seulement de lui. Celui-ci était d’une laideur effroyable et d’une saleté à vous rendre malade ! Son œil en moins lui donnait un air de cyclope tandis que son vieux pelage gris rappelait à Félix le vieux manteau en loden que son père portait avant sa mort. Mais ce que Félix ne savait pas, c’était que son père avait été tué par le loup qui se tenait précisément en face de lui… Lorsque celui-ci partit en courant, Félix se releva et poursuivit son voyage, bien décidé à traverser la forêt avant la fin de la journée. Après 4 heures de marche intense, il commença à sentir la faim. Il ouvrit son sac de toile et découvrit avec surprise qu’il ne lui restait plus que quelques miettes de pain rassis, son maigre pique-nique avait été mangé ! « Sans doute par cet affreux loup », pensa-t-il. Félix commença alors à douter que son voyage était une bonne idée. Peut-être ne trouverait-il même pas la fleur, et qu’il mourrait de faim et de soif dans cette immense forêt. Sentant les larmes lui monter aux yeux, Félix rassembla les quelques forces qui lui restaient et chassa ces sombres pensées de son esprit.

De nombreux jours passèrent, semblables à celui-ci. Félix était de plus en plus faible. Il buvait lorsqu’il trouvait un peu d’eau. Mais malgré les terribles conditions de son voyage, il ne se décourageait pas. « Fais-le pour maman et pour Charlotte », se répétait-il sans cesse. Et puis, par une matinée ensoleillée où Félix se sentait particulièrement faible, il aperçut enfin la fin de la forêt, et la montagne, un peu plus loin. Une vague de courage l’envahit
soudainement, et il commença à marcher plus rapidement. Lorsque le soleil se coucha ce soir-là, Félix était arrivé au pied de la montagne. Il monta dans un arbre et s’endormit au creux d’une branche.

Le lendemain, il se réveilla courbaturé de partout, et grimaça en s’extirpant de son arbre. Au pied de celui-ci, il découvrit une légère flûte de bois calée entre deux racines. Il l’extirpa de sa cachette et commença à en jouer. A cet instant précis, une petite fée apparut. Félix ouvrit de grands yeux tandis qu’elle se présentait : « Je suis la fée Léa, et je suis là pour aider les personnes vers qui on m’envoie. Il te suffit de jouer de cette flûte pour que j’apparaisse et t’aide à résoudre ton problème. Garde-la précieusement, elle te sera sans doute utile. » Elle lui adressa un clin d’œil et disparut dans un nuage de paillettes dorées. Félix rangea la flûte dans son sac puis se ravisa et la garda en main pour ne pas se la faire voler. Puis il revint à sa montagne et entreprit d’en faire le tour pour trouver la fleur. Au milieu de la journée, il aperçut enfin un champ coloré. Il s’approcha et découvrit de nombreuses fleurs. Violettes, bleues, dorées, roses, rouges… Un véritable champ de couleurs ! « Comment savoir laquelle est celle qui va guérir ma mère ? » se demanda-t-il. Puis
son regard fut attiré vers une fleur d’une beauté exceptionnelle, à l’écart des autres. Deux arbres croisaient leurs branches au-dessus de cette fleur. Un ogre se tenait près de ce spectacle grandiose et tendait un bras vers la fleur. Félix courut, l’ogre se tourna vers lui et lui sourit de toutes ses dents. « Alors, mon vieux, on veut guérir sa maman chérie ? Tu vois, je te connais bien. Tu ressembles d’ailleurs beaucoup à ton père, tu sais ? Ah, ton cher père…
Un homme bon, mais pas assez fort face à Louis, pas vrai, Louis ? » Le loup qui avait mangé le pique-nique de Félix se tenait à l’écart. Félix serra fort la flûte, qui se tenait toujours dans sa main et entreprit d’en jouer. Il ferma les yeux et se laissa transporter par la musique. Lorsqu’il rouvrit les yeux de longues minutes plus tard, le loup et l’ogre avaient disparu et la fée se tenait devant Félix, la fleur bleue entre ses mains. « Tiens ! », lui dit-elle timidement. Félix prit la fleur, les mains tremblantes. « Merci. Je ne vous remercierai jamais assez, Léa ! » Puis il lui expliqua la situation, qu’il devait rentrer chez lui mais que le voyage était
long. La fée lui ordonna de fermer les yeux, ce qu’il fit. Quand il les rouvrit, il se tenait devant chez lui.

Grâce à cette fleur, la mère de Félix put se remettre de sa terrible fièvre. Elle fut ensuite embauchée chez une gentille famille, qui lui donna assez d’argent pour rembourser les factures. Elle acheta ensuite une petite maison dans le village et de beaux habits pour chacun d’eux. Ils vécurent ensuite heureux tous les trois. Grâce à la fleur bleue.  »

 

Allez-vous vous aimer en photo ?

Portrait professionnel Studio Verrier

Pourquoi avons-nous tant de mal à nous aimer ?

La plupart de ceux qui viennent au studio pour leur séance portrait avoue d’entrée de jeux qu’ils ne sont pas photogéniques. Pourquoi est-ce une fausse idée ?

Crispation lors de la pose, déception en découvrant le cliché, honte parfois en feuilletant d’anciens albums… Très souvent, l’image qui s’affiche sur l’écran et s’imprime sur papier glacé ne correspond pas à ce que nous imaginions. Cette tête bizarre, ce sourire figé, ces bourrelets trop visibles, ce n’est pas nous !
Ou, en tout cas, pas la représentation que l’on se fait de soi… Ces déceptions qui s’accumulent nous donnent des complexes. Conséquence : on fuit les objectifs. Se privant par là même de souvenirs précieux, qui pourraient nous faire du bien plus tard. Pour aimer nos photos, il faut en réalité commencer par travailler son estime de soi. Pour ensuite redonner à la photo la place et le sens qu’elle mérite.

Parce que la société renforce nos exigences

Aujourd’hui, nous existons beaucoup à travers notre image. Les réseaux sociaux en sont la meilleure preuve. Facebook, Instagram, Pinterest, Snapchat… Impossible d’échapper à cette folie de la photo instantanée. Se prendre en selfie partout, dans son quotidien, c’est afficher son bonheur aux yeux de tous. Partager les moments les plus valorisants de notre existence booste indéniablement l’ego : chaque « like » devient en effet une marque de reconnaissance de la part de nos proches. « Le problème, explique Audrey Boleat, coach en développement personnel, c’est que le rôle de l’image devient trop important. Toute notre représentation tourne autour de ces clichés. Cela renforce notre exigence envers nous-mêmes : la photo doit être parfaite, puisque c’est l’image que la société a de nous. »

Parce que l’on se compare trop aux autres

Cette exposition sans limites nous offre aussi la possibilité d’une comparaison multiple. Qu’il s’agisse de nos amis ou de personnes « célèbres », comme des influenceuses de mode ou de beauté, nous nous comparons toute la journée à des photos qui semblent plus belles et plus avantageuses que les nôtres. « Sauf que la comparaison est faussée, rappelle la thérapeute. Aujourd’hui, la majorité des photos sont retouchées avec des filtres. Le grain de peau lisse, des yeux qui brillent ou sans cernes… Les influenceuses ont tout un attirail de retouches photo et d’éclairages très sophistiqués. Elles créent l’illusion d’une photo naturelle, prise sur le vif dans leur chambre, alors que ce n’est pas le cas. » Autrement dit, nous nous mettons une pression folle pour rivaliser avec une référence qui n’existe pas.

Parce que l’on se focalise sur nos défauts

L’inconvénient d’une photo, c’est aussi qu’on peut la regarder longuement, la scruter sous tous les angles pour traquer tous les petits défauts. « Au lieu de se contenter de la photo prise dans l’instant et de l’émotion qu’elle représente, on part du principe que tout peut être amélioré et, donc, qu’il faut la retravailler », confirme Audrey Boleat. En réalité, on ne regarde pas la photo telle qu’elle est, on adopte instantanément un regard critique, qui nous place dans une position de contrôle vis-à-vis des clichés futurs. Les séances photo au studio  permettent de s’en remettre entre les mains du professionnel: il vous positionne de façon à vous mettre en valeur.

Parce que l’on se préfère en mouvement

Si on ne se plaît pas en photo, c’est parce que, bien souvent, on ne se reconnaît pas dans ce portrait figé, statique. Notre cerveau a en effet l’habitude de percevoir notre image en mouvement, telle que nous la voyons dans le miroir. Cette représentation mobile, qui contient toutes nos expressions, nous est tellement familière qu’il nous est difficile d’être confrontés à une autre image de nous-mêmes, froide et impassible. « Privé d’informations essentielles telles que le contexte associé ou les émotions, notre cerveau ne peut pas s’approprier l’image. Il a alors une réaction de rejet, poursuit la spécialiste. Et ce rejet, on l’interprète brutalement comme “je suis moche” », ce qui n’est pas le cas, bien entendu !

Parce que l’on oublie leur but

Bien que les poses ne fassent pas tout l’art de la photo portrait, le but d’une photo de studio est en effet de fixer un instant vivant, mais contrôlé pour être photogénique. Elle doit être synonyme de spontanéité. Le photographe ne doit pas chercher à avoir un contrôle complet sur le rendu final. A l’inverse, dans une réunion familiale ou amicale, dès qu’un appareil rôde , on se fige, on se redresse, on s’arrête de parler. En faisant cela, la photo perd son naturel. Le rendu est plat, sans émotion : nous nous trouvons quelconques.

Prendre à l’insu de la personne.

«Même en studio, les plus beaux portraits sont souvent ceux pris à notre insu. Pourquoi ? Parce qu’ils restituent d’avantage ce que nous sommes. » Avez-vous remarqué que les personnes que nous trouvons photogéniques ne sont pas forcément les plus belles de notre entourage ? Ce sont simplement celles qui ont une expression juste, non surjouée, et qui parviennent à transmettre une émotion, mais aussi une partie de leur personnalité à travers l’objectif.

Parce que l’on en attend trop

La photo a changé de rôle. Aujourd’hui, elle aide à conquérir une certaine forme de reconnaissance personnelle. Très souvent, on prend une photo et on la publie sur Internet ou sur son smartphone en espérant recueillir des avis positifs concernant notre personne. On escompte, en quelque sorte, un retour sur investissement. « C’est trop attendre d’un simple cliché, souligne Audrey Boleat. Le but premier d’une photo est de créer un souvenir ou de partager un événement. » En lui donnant un sens dont elle ne dispose pas, on se met en effet une pression inutile.

 

Quelques conseils pour se trouver beau en photo !

1. Choisissez une photo de vous que vous aimez : Déterminez pourquoi elle vous plaît de manière générale. Quelle personnalité avez-vous réussi à dévoiler dans ce cliché ? Quel souvenir heureux cette photo vous rappelle-t-elle ? Observez comme vous êtes beaux quand vous oubliez de tout contrôler !

2. Arrêtez de trop réfléchir : Faites preuve de spontanéité et saisissez les occasions que l’on vous tend de réussir des photos qui vous plaisent d’avantage.

3. Évitez les selfies, qui concentrent trop votre attention sur vos prétendus défauts et renforcent votre exigence de perfection : Préférez les photos de groupe, dont la joie est souvent communicative et la finalité — celle du souvenir — est plus saine.

4. Faites-vous offrir une séance chez un photographe : Laissez-vous emporter par son œil expert : il saura vous mitrailler sous votre meilleur jour et vous reconnecter au plaisir de son art. Un vrai déclic pour l’estime de soi !

Inspiré de l’excellent article par Ariane Langlois de Maxi